LES ORIGINES DU MASSAGE

Le massage est venu d’anciennes civilisations comme les hindoux, les chinois, les égyptiens, les grecs, les celtes. 

Certaines techniques ont été créées il y a plus de 6 000 ans comme le célèbre massage «ayurvédique».

En Europe, ce sont les Grecs qui développèrent le massage il y a environ 2 000 ans.

Les premiers écrits sur le massage sont très anciens et viennent de la Chine Ancienne. En 3000 avant J.C., le Classique de Médecine Chinoise de l’Empereur Jaune décrit les techniques de massages ainsi que leurs bienfaits pour le rééquilibrage des énergies du corps et la guérison de certaines maladies. De nombreuses cultures et civilisations utilisaient des méthodes de soins médicaux apparentées aux massages.

Les recherches ont permis d’en retrouver des traces dans les écrits ou sur des fresques murales. L’Ancien Testament fait souvent référence aux massages notamment en ce qui concerne les voyageurs qui sont oints avec de l’huile pour les aider à récupérer physiquement et mentalement après leurs périples. Le massage est employé sous différentes formes sur tous les continents, parfois complété par des préparations à base d’herbes médicinales ou des décoctions aux vertus curatives. Dans la Grèce et la Rome Antique, les massages s’exécutaient également dans les Thermes en complément des soins prodigués. Les Grecs appelaient les massages anatripsis = friction et il était d’usage de soulager les fatigues et douleurs musculaires des guerriers par cette pratique. Suite aux bons résultats obtenus, les médecins grecs en font un massage thérapeutique pour soulager les articulations et les muscles. Hippocrate, médecin grec père de la médecine moderne, préconisait déjà en 460 avant J.C. un massage par jour pour entretenir une bonne santé. Ce médecin grec va même plus loin puisqu’il estime que tout médecin doit savoir pratiquer le massage sur ses patients. Hippocrate avait également recensé dans ses écrits les effets positifs que le massage peut procurer.

Méthode de soin manuelle, le massage est également une forme de psychothérapie pratiquée par les médecins pour soigner certains troubles. Le toucher est en effet une technique de soins qui a fait ses preuves à maintes reprises dans le traitement psychosomatique.

Les Grecs étant une culture plus basée sur l’utilité que sur le plaisir, ce n’est que très tard que les Grecs ont découvert les vertus relaxantes et bienfaisantes des massages de détente. C’est d’ailleurs l’hédonisme de la civilisation romaine qui a immortalisé la pratique des massages grecs. Toutefois, les Romains sont allés plus loin dans la relaxation en concevant les Thermes, les ancêtres des spas actuels et des centres de balnéothérapie. Au Moyen-Âge, le massage disparaît des techniques médicales. En effet, à cette époque, le massage était assimilé à la sexualité et aux plaisirs de la chair. L’église réprimait déjà les thermes romains depuis longtemps. Lieu de luxure et d’orgie, les thermes Romains provoquaient leurs lots de grossesses illégitimes et de maladies sexuellement transmissibles. Justifiant la chute de l’empire romain par la débauche, l’église condamnait la faiblesse de la chair, instrument du mal et de la luxure, qui ne méritait que châtiments et flagellations. Les Thermes sont fermés et la pratique du massage totalement interdite. Les Thermes sont remplacés par des étuves, utilisées strictement pour la toilette.

Il faudra attendre le 16e siècle pour que le massage soit réintroduit en médecine, grâce à Ambroise Paré, chirurgien du roi Charles IX. Ambroise Paré utilisait le massage en complément des nouvelles techniques médicales qu’il avait mises au point (ligature artérielle, prothèses après amputation).

En Occident le véritable renouveau du massage attendra le 18e siècle, une doctrine associe gymnastique massage et hygiène de vie. En France, le fondateur de ce mouvement, appliqué à la thérapeutique fut Nicolas Andry (1658-1742). Cela permet au massage occidental de retrouver ses valeurs thérapeutiques. Au 19e siècle Pehr Henrik Ling une suédois formé aux arts martiaux et au massage chinois Tuina imagina une méthode alliant gymnastique et massage afin de conserver une bonne santé ou de guérir certaines pathologies. Le massage suédois est encore très utilisé aujourd’hui, et utilise les techniques de l’effleurage, du pétrissage, des frictions et du tapotement. Reconnu par ses pairs, Pehr Henrik Ling fut élu à la tête de l’Académie de Médecine Suédoise, ce qui redonna au massage en général ses lettres de noblesse médicales.Il écrit « Nous ne devons pas considérer les organes du corps comme des formes sans vie d’une masse mécanique mais comme la vie et les instruments actifs de l’âme ».

Entre le 18e et le 6e siècle av.J.C,  l’Inde a été le berceau du bouddhisme ainsi que toutes les disciplines corporelles de bien-être et de soins. Cette médecine indienne est L’ayurveda ou «science de la vie» en sanscrit. Après le 5e siècle av J.-C., Charaka et Sushruta couchèrent par écrit les techniques et principes de l’ayurveda dans deux traités essentiels : la Charaka Samhitâ et la Sushruta Samhitâ. Enseignées par les bouddhistes, ces techniques sont amenées par des moines (entre le 5e et le 3e siècle av j-c) d’un côté vers la Birmanie, le Cambodge, le Laos et la Thaïlande avec Shivago Komarpa, de l’autre vers la Chine. Là- bas, elles furent mélangées à la philosophie et à la médecine chinoise, Les courants philosophiques de l’époque étaient le Confucianisme amené par Kong Zi (Confusius ) et le Taoïsme fondé par Lao Zi, auteur présumé du Dao De Jing (Classique de la Voie et de sa Vertu), Ces 2 personnages sont nés au 6e siècle av. J.-C.

Entre le 18e et le 20e siècle, le massage occidental et la gymnastique deviennent des disciplines médicales reconnues et associées à la chiropraxie ou à l’ostéopathie. A cette époque la médecine et la culture occidentale envahissent l’Asie. Au japon les techniques traditionnelles sont remplacées par l’ostéopathie et les massages occidentaux. En chine, elles apparaissent durant la 2e partie du 20e siècle sous la république populaire de chine. Ainsi Mao chercha a accueillir les médecines occidentales et carrément à instaurer le système médical occidental; ce qui fut impossible face au nombre important de la population. Après cela, les médecines orientales cherchent à revenir à leurs traditions et à se libérer des pratiques occidentales. En 1955, le shiatsu est officiellement reconnu comme pratique médicale complémentaire au Japon grâce à Namikoshi et d’autres. Et en 1970, le shiatsu fit son apparition en France grâce à des Maîtres comme Y. Kawada, T. Kagotani, S. Masunaga et W. Ohashi... Ensuite grâce aux hippies qui font tomber le tabou du corps et favorise l’énergétique et le mouvement New-age le Shiatsu se développe en France.

Au 1er siècle ap. J.-C., les japonais pratiquent déjà des médecines à base de digito-massages nommées Teate. Cet ancêtre du shiatsu sera mélangé à la culture chinoise. D’ailleurs au 6e siècle ap. J.-C., des visites et échanges entre chinois et japonais aboutissent à l’entrée du bouddhisme et de la médecine chinoise au Japon avec des techniques telles que le Tao-Yinn (massage par la pression des doigts), l’Anmo terme chinois qui deviendra(Anma ou Amma en japonais et qui signifie prendre soins avec ses mains) et le Tuina Massage oriental.

Quelques exemples...

- La réflexologie

Les traces (de pieds) de la réflexologie remontent à la nuit des temps. En Inde et en Chine, bien sûr, mais également en Egypte où l’on a découvert des témoignages de cette pratique dans un tombeau de Saqqarah (la tombe d’Ankhamor) datant de 2500 ans avant JC.  Les Indiens d’Amérique considéraient le pied comme étant le lien entre la terre et le corps et, en Occident, les Dr Adamus et Atatis publièrent un ouvrage sur le sujet en 1582.

- Massage Abhyanga (Ayurvédique)

S’appuyant sur les 7 centres énergétiques du corps – les fameux chakras - le massage Abhyanga est avant tout un soin rééquilibrant. Le principe ? Le masseur va agir sur les nadis, les trajets de l’énergie sur lesquels sont répartis des points de pression, pour permettre à l’énergie vitale - le prana dans la tradition ayurvédique - de circuler librement et harmonieusement dans tout le corps. L’objectif : un bien-être général, tant du physique que de l’esprit.

- Massage oriental

Il s’est développé au Maghreb à partir du 6e siècle de notre ère. Grâce au développement de la thalassothérapie, le massage oriental s’est enrichi au fil des années des techniques de massage de l’Asie mais également des pratiques manuelles occidentales. Malgré cette petite forme d’acculturation, le massage oriental a su garder ses spécificités tant au niveau des principes de base que des méthodes d’application... Le massage oriental nécessite l’utilisation d’huiles essentielles spécifiques à base d’argan ou d’eucalyptus.

- Massage thaï traditionnel

Appelé Nouat Boran, ou Nouat pen thaï en langue thaïe, est le reflet d’une longue tradition de santé. Si l’on cherche à remonter aux racines des techniques du massage thérapeutique pratiqué en Thaïlande, on peut être surpris de constater que le massage thaï n’est en fait pas complètement originaire de Thaïlande, mais qu’il a vraisemblablement prit ses principes en Inde avant d’arriver en Asie du Sud-Est, en même temps que le bouddhisme.

On tient pour son fondateur un médecin du nord de l’Inde, du nom de Jivaka Kumar Bhaccha, contemporain de Bouddha et médecin personnel du roi de Magadha, Bimbisara, il y a de cela plus de 2500 ans.

Kumar Baccha est connu comme un ami de Bouddha et comme le médecin de la communauté des moines bouddhistes. Il est mentionné dans le canon pali, écritures anciennes du bouddhisme de l’école du Sud de Theravada (actuellement surtout répandue au Sri Lanka, en Birmanie, au Laos, au Cambodge et en Thaïlande).